
« Le gaz est à 180°C — il ne peut pas y avoir de condensation. »
C’est une hypothèse souvent formulée. Et souvent fausse.
La température d’un gaz ne dit rien sur sa teneur en humidité. Un gaz chaud peut parfaitement être saturé en vapeur d’eau. C’est la température par rapport au point de rosée qui détermine si cette vapeur reste gazeuse — ou si elle se condense.
Le piège du régime transitoire
Le problème ne survient généralement pas en régime établi.
À 180°C, si le point de rosée du gaz se situe à, disons, 60°C, tout va bien. Mais au démarrage, à l’arrêt, ou lors d’une baisse de charge, la température chute. Si elle descend sous le point de rosée, la condensation apparaît — parfois de manière localisée, sur les parois froides de la volute, sur l’arbre, dans les gaines amont ou aval.
Et si le gaz contient du SO₂, du HCl ou d’autres composés acides, cette condensation ne produit pas de l’eau — elle produit un acide. La corrosion qui s’ensuit peut être rapide et sévère, bien au-delà de ce qu’une simple sélection matériaux en inox 304 permet d’encaisser.
Ce qu’on vérifie chez AirVision
Quand une demande implique des gaz chauds avec une origine process — fumées de combustion, effluents de séchage, gaz de procédé industriel — nous posons systématiquement la question du point de rosée, et pas seulement de la température nominale.
Cela conditionne :
À retenir
Un gaz chaud peut être humide. Un gaz humide peut condenser au démarrage ou à l’arrêt. Et si ce gaz est acide, la condensation transitoire suffit à endommager durablement l’équipement.
La température de fonctionnement nominale est un point de départ — pas une garantie d’absence de condensation